Ma nouvelle : Asarius

ASARIUS


Depuis le grand chaos interplanétaire de l'an trois-mille vingt-sept, une coalition fut établie par la Fédération Impériale. Elle avait rédigé cette charte que tous les dirigeants des dix planètes de la galaxie : Tarina, Garez, Zoulia, Moriqua, Brigantia, Kouraziel, Aqualia, Syrdahliel, Risuria et Piralez, avaient été obligés de signer les clauses pour rétablir l'ordre. Dès lors, une installation s'est placée sous le nom de la coalition des trois "P", (Les penseurs de la protection planétaires). Des médiateurs furent envoyés sur la base stellaire 4532-005, située sur l'une des lunes de la planète Tarina en direction de Garez dans le but de faire régner la paix et l'équilibre dans la Galaxie. Tout nouveau vaisseau entrant dans la Galaxie devait obligatoirement y passer et posséder un permis à jour et conforme aux lois établies par la Fédération des Trois P. Les vaisseaux suspects et qui n'étaient pas en règle étaient mis en quarantaine afin d'éviter que des pirates, contrebandiers, mercenaires ou terroristes ne viennent semer le trouble dans la galaxie.

Plus de 80 ingénieurs, techniciens, scientifiques, médecins et mécaniciens de différentes espèces y cohabitaient avec leurs familles. Il y avait même un commando de 26 soldats et une petite classe pour les enfants.

Les structures d'acier y étaient nombreuses. Les habitants demeuraient dans de petits bâtiments non loin des quartiers généraux. Ceux-ci se trouvaient dans une énorme bâtisse de quinze étages, tous sécurisés. Le personnel autorisé seulement y avait accès par un système d'authentification biométrique avec l'iris de l'oeil. L'amiral Méda occupait le bureau principal au treizième étage.

Les vaisseaux commerciaux venaient s'y ravitailler, c'est à cet endroit qu'ils devaient demander et renouveler leurs permis. Tout autre vaisseau ayant son permis validé pouvait circuler toute l'année librement à travers la Galaxie, en respectant certaines règles.

Chaque colonie avait ses propres règles mais devait cependant se soumettre aux traités signés avec la Fédération. Toute colonie qui ne le respectait pas s'exposait à des peines d'emprisonnement après avoir été jugée par la cour supérieure de la Fédération Impériale.

Asarius était l'un de ses protecteurs interplanétaire. De mission en mission, il parcourait les diverses colonies sur différentes planètes à travers l'espace. C'était le plus grand médiateur de la Galaxie. Sa réputation n'étant plus à faire, il était très apprécié par les plus importants dirigeants des Colonies. Il était le seul terrien à travailler pour la Fédération. Il avait été choisi pour son courage, son humilité, son grand charisme et son éternelle dévotion à la sauvegarde de la paix à travers l'Univers.

Assis aux commandes du Gadonsia, un petit vaisseau spatial très léger, avec à bord sept membres d'équipage. Asarius le commandant, Galia la sage guerrière, Menzel le pilote guerrier, Xarius le copilote philosophe et trois techniciens. Asarius s'adressait à son équipage :

- Bon boulot, nous avons réussi encore une fois. Galia, votre précieux sens de la négociation a été exceptionnel.

Galia était un officier Moriquaine, une créature qui avait les traits d'un être humain, avec de petites cavités le long des tempes, l'endroit idéal pour faire passer l'énergie nécessaire dont elle se servait pour se battre. Elle était également une grande prêtresse dotée de pouvoirs psychiques surnaturels et possédait aussi des dons de guérisseuse. Elle se servait des chakras pour guérir, chacun d'eux avait sa raison d'être. Galia était aussi une grande guerrière. Rien ne l'effrayait.

Asarius poursuivit.

- Quand à vous Menzel vous vous êtes surpassé avec vos interventions réfléchies dit-il avec sarcasme. Surtout lorsque mademoiselle Falia a fait son entrée dans la pièce, je suis certain que votre troisième oeil ne fonctionnait aucunement à ce moment-là. À moins que vous n'en ayez un quatrième que l'on ne connaissait pas?

Tous se mirent à rire en se rappelant les anecdotes de la journée avec les Zouliens.

Menzel était le pilote du vaisseau. C'est un guerrier Brigantius très agressif et puissant. Une espèce sur deux pattes avec trois yeux, dont un au centre du front. Ce troisième oeil ne lui était utile que lorsqu'il entrait dans un état de concentration extrême. Seuls les Brigantius les plus expérimentés étaient capables de voir à travers lui. Cet ½il lui donnait le pouvoir de voir dans le passé et même dans l'avenir. Voilà pourquoi Asarius avait tenu à avoir Menzel parmi son équipage.

Asarius leva son verre en les honorant tous, à ce moment la radio se fit entendre :

- Ici la base stellaire 4532-005

Asarius regarda son copilote et lui demanda d'afficher l'écran de contact avec la base.

Un vieil usurien avec six courts tentacules apparut. Il était le plus haut gradé de la base stellaire. Il avait été nommé à ce poste par la Fédération Impériale, grâce à son éminente capacité d'intermédiaire, ayant souvent servi dans des conflits hautement dangereux. Il méritait amplement sa place, confortable à l'intérieur de la base. Bien entendu, il recevait ses ordres de la Fédération pour ensuite les diriger vers ses médiateurs.

Sa planète Usuria fut détruite lors du grand chaos. Seuls quelques survivants se sont réfugiés sur Tarina, à deux kilomètres des locaux de la Fédération. Méda avait depuis ce jour décidé de tout faire pour que règne la paix dans la Galaxie. Sur toutes les planètes on devait respecter les lois de la Fédération Impériale sous peine d'être arrêté et jugé par les grandes sphères. Chacun avait donc bénéficié d'une certaine reconnaissance. Tous avaient droit au respect et à un minimum pour subsister et satisfaire les besoins nécessaires à la survie de leur espèce équitablement. Nul n'avait l'autorisation de compromettre la santé d'un être vivant. Peu importait sa race.

- Bonjour Amiral Méda, reprit Asarius.

- Bonjour Commandant Asarius, dites-moi, comment s'est passée votre mission ?

- Très bien, dit-il avec un léger sourire. Nous avons réussi à négocier une entente au sein des patriarches et des jeunes Zouliens. Le conseil des vieux sages de la colonie a fini par accepter le changement demandé ardemment par les jeunes habitants. Une question de droit territorial. Il va sans dire que nous avons émis certaines conditions à respecter.

- Bon travail comme toujours, je vais attendre votre rapport dans la journée, j'imagine qu'il doit être prêt, dit-il sur un ton sarcastique.

- Oui, oui amiral, je vous l'envoie bientôt, dit-il embarrassé en regardant Galia.

- Nous avons une nouvelle assignation pour vous. Vous vous rendrez sur Aqualia, je vous donnerai les coordonnées dans un instant. Tout ce que vous devez savoir pour le moment c'est que la reine Marida et son armée vous attendent. Lorsque vous arriverez sur la planète ne soyez pas surpris par l'épais brouillard qui couvre la majeure partie du sol. Cet épais crachin est causé par la grande étendue d'eau. Elle est nécessaire à leur survie. Le commandant en charge des opérations vous attendra à votre atterrissage.

- Et quel est l'objectif visé Amiral, demanda Asarius intrigué.

- Les Risuriens ont envahi leur territoire et menacent le peuple.

- Ils menacent le peuple ? Et dans quel but?

- Ils veulent s'emparer de leur eau mais je ne sais pourquoi. Mais méfiez-vous car ils semblent être de très bons guerriers.

Asarius regarda son équipage avec une lueur audacieuse, comme il le faisait toujours pour indiquer à ses acolytes qu'il était temps de montrer une fois de plus qu'il y avait des règles à respecter et qu'il y tenait.

- Bien Amiral, envoyez- moi les coordonnées.

Celui-ci lui transmit les directives à suivre et Asarius mit fin à la conversation et mit le cap en route d'Aqualia qui se trouvait à trois années lumière. Les turbines hypersoniques du Gadonsia émirent un bruit strident et le vaisseau disparut dans un éclair flamboyant à travers l'infinité des galaxies.

À peine arrivé sur la planète, l'équipage constata que l'amiral n'avait pas tort. Un épais brouillard couvrait le sol ainsi que d'énormes blocs. Non loin du Gadonsia se tenaient des soldats qui les attendaient pour les conduire chez Mirada.

Asarius s'attarda sur les Aqualiens, une espèce aquatique sur deux pattes, ressemblant étrangement à une pieuvre, tentacules en moins. Il suivait les guerriers accompagné par Galia et Menzel en escaladant les rochers

Il remarqua du lichen sur les pierres et de la mousse violette. Il s'arrêta pour y toucher, un militaire lui conseilla de ne pas le faire car une matière hautement toxique s'en dégageait lorsqu'on l'effleurait et surtout quand ils étaient de cette couleur. La saison des récoltes n'était pas arrivée. Asarius en conclut donc qu'il s'agissait de leur nourriture.

Ils marchèrent quelques minutes encore avant d'arriver au quartier général.

L'un des soldats entama une conversation avec un autre Aqualien à l'entrée du bâtiment, qui par la suite leur fit signe d'approcher et d'entrer.

Un second Aqualien s'approcha pour les accueillir, il avait ceinturon à la hanche et un deuxième en diagonale passant de l'épaule à la taille. Il y avait inséré dans l'un, une dague et une autre arme. D'après son équipement il devait être son supérieur.

- Commandant Asarius nous vous attendions, je me présente, je suis le Commandant
Rabidia.

Asarius le gratifia d'un sourire et lui serra la main.

- Suivez-moi, je vais vous conduire à la reine.

Asarius et ses compagnons le suivirent à travers la pièce. Plusieurs surveillants étaient au garde-à-vous. Ils montèrent un petit escalier et virent la souveraine qui les attendait.

- Bonjour Commandant Asarius, approchez, nous espérions votre arrivée.

- Bonjour, dit Asarius respectueusement.

- Je suis heureuse de vous voir. Nous avons grandement besoin de votre intervention, dit la souveraine sur un ton angoissé. Nous avons essayé de résoudre le problème par nos propres moyens mais les risuriens ne veulent pas transiger et nous refusons d'aller à l'encontre des lois établies dans la Galaxie, nous tenons à respecter le traité que nous avons signé avec la fédération.

- Le commandant Rabidia et quelques uns de ses soldats vont vous escorter lors de vos déplacements et seront prêts à vous aider si nécessaire, dit-elle en regardant ses sujets.

- Et que se passe-t-il exactement? Demanda Asarius, intrigué.

- Les risuriens menacent d'exporter notre] eau sur leur planète Risuria, mon peuple ne pourra y survivre. Sans l'humidité que produit ce liquide, notre tribu s'assèchera et lentement nous périrons déshydratés et empoisonnés par les toxines que les plantes dégagent. Le sol perdra son brouillard et peu à peu les gaz fuseront de partout, notre race s'éteindra à tout jamais. Reprit Mirada troublée.

- Je n'ai vu aucun Risurien quand je suis arrivé, où sont-ils? Remarqua Asarius.

- Ils se terrent à la base aquatique à l'autre bout de la colonie, à quelques minutes du grand bassin.

- Est-il possible de s'y rendre en sûreté ? Questionna Asarius en s'adressant au commandant Rabidia.

- Je ne pense pas qu'il soit prudent de s'y approcher. Gomène a placé des gardes à l'entrée de la base et il y a certainement des soldats qui surveillent le secteur.

- Combien sont-ils ? S'informa Asarius

- Une dizaine d'après mes troupes. Le seul moyen d'y parvenir serait par l'arrière de la base et de les prendre par surprise, rétorqua Rabidia.

Asarius réfléchit un court moment et conclut.

- Nous irons donc discuter avec ce fameux Gomène, dit-il fermement.

- Mais vous n'y pensez pas. Nous allons nous faire tuer, reprit le chef Rabidia anxieusement.

Asarius le regarda étonnamment et reprit.

- Avez-vous donc si peu confiance en vous et en vos troupes, cher capitaine ?

Rabidia, pris au dépourvu, répliqua embarrassé :

- Non absolument pas.

- Alors, conduisez nous auprès de ce risurien, ordonna Asarius bravement.

Tous prirent place à bord du véhicule militaire et Asarius par précaution avertit Galia et Menzel afin qu'ils soient sur leurs gardes et se préparent à se défendre si jamais ils ne coopéraient pas.

Deux Risuriens gardaient bien l'entrée de la base. Des espèces de reptiliens aux longs tentacules et de gros yeux visqueux orange. Dès qu'Asarius et ses acolytes s'approchèrent ils pointèrent leurs armes sur eux. Courageusement Asarius descendit du motorisé suivi de Galia et Menzel. Le commandant Rabidia le suivit derrière avec sa troupe.

- Halte ! Cria l'un des gardiens rudement.

Asarius exécuta l'ordre et s'arrêta. Il demeurait sur la défensive mais préféra la jouer prudemment. Tous agirent de même.

- Que venez-vous faire ici ? interrogea le même garde, sur un ton tyrannique.

- Je viens discuter avec votre maître, alors laissez moi entrer, dit Asarius d'un ton tranchant.

Les deux Risuriens se parlèrent dans un étrange langage et l'un d'entre eux entra et ramena son chef. D'un air menaçant il s'approcha d'Asarius.

- Que voulez-vous? Dit-il d'une voix abjecte

- Je suis le responsable Asarius, la Fédération m'envoie pour vous ordonner de quitter cette endroit immédiatement.

Gomène éclata d'un rire perçant.

- Jamais je ne partirai sans mon eau, lui dit-il sur un ton provocateur.

- Votre eau? Répliqua Asarius sur un ton sarcastique, désolé mais vous devrez partir sans elle. Vous avez jusqu'au coucher des quatre lunes, ordonna-t-il.

- Et si nous refusons de partir?

- Mon équipage se chargera de vous escorter hors de la planète. Vous connaissez les lois. Ne m'obligez pas à vous arrêter.

Gomène ricana sardoniquement et retourna à l'intérieur de la base, en se moquant totalement des avertissements d'Asarius.

Asarius le suivit d'un pas décidé et l'attrapa par l'épaule : « je vous ordonne une deuxième fois de quitter la planète. Je ne vous laisse pas le choix. Cette eau ne vous appartient pas. Vous allez nuire à l'équilibre de la planète et ainsi tuer tous les Aqualiens. Vous allez être poursuivi en justice.»

Gomène le regarda sournoisement, droit dans les yeux, sans dire un mot et continua son chemin.

Asarius reprit de plus belle et sur un ton menaçant : «je vous le dis, vous avez jusqu'au coucher des quatre lunes pour évacuer. Sinon je m'en charge moi-même.»

Et il retourna dans les compartiments que la Reine Marida leur avait attribués.

Au coucher des quatre lunes Gomène prépara sa troupe au combat. Mais Asarius en tant que membre pacifique de la Fédération Impériale essaya de le convaincre d'abandonner? pacifiquement. Mais le Risurien ne voulait rien entendre. Il tenait à ce liquide et ordonna à ses soldats de se débarrasser d'Asarius et de son équipage.

Menzel qui avait suivi Asarius prépara son arme et riposta dès que les guerriers de Gomène eurent entamé les tirs. Il en atteignit trois qui tombèrent immédiatement. Et reçut lui même un projectile dans l'épaule gauche. Galia qui se trouvait à côté courut vers lui. « Mais l'endroit n'est pas suffisamment sécurisé, il vaut mieux le ramener à l'intérieur», dit-elle.

- Non, répliqua Menzel, il faut capturer Gomène avant qu'il ne retrouve le reste de son armée. Il sera temps de regarder mon épaule plus tard. Vite, dépêchez-vous, nous n'avons pas une minute à perdre.

Sur ces mots Menzel s'arrêta et proposa au commandant de trouver sa trace. Il ferma les yeux et se concentra. Quelques secondes à peine et son troisième ½il s'ouvrit. Un paysage nébuleux apparut avec des rochers, tout bougeait à l'intérieur de cette boule d'énergie, une silhouette se dessina le long du deuxième étoc et l'½il se referma aussitôt, Menzel étant à bout de force, complètement en sueur. La blessure à son bras l'empêchait de continuer.

Galia examina Asarius et appuya la paume de sa main droite contre la plaie de Menzel et plaça l'autre sur sa tempe gauche. Deux minutes et Menzel put se relever tant bien que mal et poursuivre les recherches. D'après les visions et la connaissance approximative du terrain, Asarius se dirigeait vers les énormes cailloux. Près du troisième bloc se trouvait une grotte.

- Là, regardez ? Dit-il en pointant le trou.

Ils se dirigèrent habilement vers la cavité en prenant bien soin de se protéger l'un l'autre.

Asarius entra le premier dans la grotte, suivi de Menzel et de Galia. Celle-ci sentait que Gomène faiblissait. Elle pouvait ressentir sa respiration qui devenait irrégulière.

Au bout du tunnel on distinguait une petite salle, il faisait vraiment noir. Galia avait à l'intérieur de son sac une lampe laser et éclaira la pièce. Tout au fin fond, on pouvait distinguer une silhouette. Asarius regarda ses acolytes, et à ce moment Galia lui fit signe de la tête en voulant dire qu'il était temps de le capturer.

Le Risurien était bien mal en point.

- Rendez-vous ! Somma Asarius en dirigeant son arme vers lui.

Gomène n'avait plus de force pour se défendre, et personne ne pouvait l'aider. Le reste de son équipe était réuni au sein de son vaisseau, attendant ses ordres. Donc, il n'avait d'autre choix que de se livrer.

Asarius conduisit Gomène à bord du Gadonsia et l'enferma dans une chambre, pour la nuit.

Le lendemain matin après quelques heures de sommeil, tous se préparèrent pour retourner au grand réservoir d'eau où ils avaient rendez-vous avec la reine et son commandant. Mais avant tout il fallait convaincre Gomène de se joindre également au groupe afin de s'expliquer. Galia était chargée de cette mission. Elle avança vers la chambre de Gomène en compagnie de Menzel.

- Bonjour, dit-elle prudemment en entrant dans la pièce. Menzel la suivait l'arme à la main.

Gomène qui n'était pas en grande forme ne répondit même pas. Il n'avait qu'une
seule envie, sortir de cette pièce et retrouver ses soldats.

Il savait que pour le moment il était trop faible pour combattre. Mais il se décida et répliqua sur un ton méprisant:

- Ne vous faites pas d'idées, mon commandant viendra à ma recherche et ce sera votre fin à tous.

- Vous n'êtes pas en situation de rétorquer mon cher. Je suis ici pour discuter, rien d'autre, alors asseyez-vous.

Gomène comprit qu'il n'était pas en état ni en pouvoir de rouspéter. Il s'assit malgré la rage qui transperçait son regard.

- Que me voulez-vous ? Reprit-il d'un ton arrogant.

Galia l'observa calmement tout en restant debout devant lui, Menzel demeurant à ses côtés tenant toujours son pistolet.

- Je ne suis pas là dans le but de vous sermonner. Vous connaissez sans aucun doute notre façon d'interagir. Vous savez que nous sommes ici afin de vous escorter hors de ce territoire. Mais, nous avons pour habitude de laisser la chance aux instigateurs de s'expliquer. Vous avez là l'occasion de vous exprimer. Alors, dites-moi, Gomène, quelle est le but de votre quête ? Pourquoi vouloir l'eau de cette planète ? Je ne vois pas l'intérêt d'une telle démarche.

- Et moi je ne vois pas la nécessité de vous l'expliquer. Dit-il grossièrement.

Toujours calmement Galia reprit :

- C'est dans votre intérêt que je le fais. Si vous ne dites rien, nous ne pourrons absolument pas vous aider et ce sera la justice qui s'en occupera.

Gomène, faiblissant davantage et sachant qu'il ne gagnerait pas, se décida enfin à avouer. Il prit un ton grave :

- Depuis des mois sur Risuria nous perdons nos femmes et nos enfants. Une bactérie énergétique empoisonne notre eau et tous meurent tour à tour. Nous devons ramener ce liquide précieux, qui est pur, combattre ce micro-organisme, seulement après nous aurons à nouveau, nous aussi, une eau saine. Aqualia est le seul endroit où la chimie de l'aqua simplex a le pouvoir de renverser ce bacille. Nous avons fait toutes les analyses et les tests possibles pour combattre ce fléau mais rien n'est efficace. L'ambassadeur de Risuria souhaite que nous trouvions une réponse? Afin de sauver notre colonie.

- Et la seule issue pour votre peuple est de vous emparer de cette richesse aqualienne ? Demanda Galia émue par cette histoire.

- Je n'ai pas d'autre choix : tous chez moi en dépendent et j'emploierai tous les moyens possibles afin de les sauver. Reprit Gomène sur un ton plus calme.

Galia raisonna un peu pour essayer de trouver une alternative. Il devait bien y avoir une autre issue. Un peuple ne pouvait être sauvé aux dépens d'autrui. Elle posa ses mains sur ses tempes et réfléchit davantage. Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne reprenne.

-Pourquoi n'avez-vous pas expliqué la situation à Mirada ? Il n'y a pas que la force.

Gomène ne dit pas un mot. Il comprit que le chemin qu'il avait utilisé était le plus facile, ayant usé de violence.

-Et comment pensez-vous que j'aurais pu m'y prendre ? C'était urgent et il fallait que j'agisse très rapidement ! Dit-il désemparé.

-Premièrement en prenant rendez-vous avec elle.

Galia le regarda et lui fit signe de la suivre.

-Allez suivez nous, nous avons justement un entretien avec la reine et son commandant.

Ils rejoignirent Asarius et se rendirent à l'entrée du bassin.

Les soldats étaient avertis de leur arrivée et les laissèrent entrer dans le bâtiment.

À l'intérieur Mirada les attendait avec son commandant à ses côtés. Quelques militaires se tenaient non loin d'elle, tous l'arme à la main.

-Bonjour, lança Asarius en la voyant.

Un garde s'approcha de lui, l'empêchant d'avancer davantage en apercevant le risurien.

Asarius comprit la situation et intervint

-Je ne crois pas qu'il soit dangereux pour le moment. Dit-il en se tournant vers Gomène. Il est même disposé à discuter avec vous.

Mirada évalua la condition et ordonna à son garde de les laisser s'avancer.

Gomène prit quelques minutes pour expliquer l'état de Risuria. Mirada lui montra que l'eau n'était pas si pure sur Aquila et qu'il leur fallait la décanter au moyen d'un gigantesque filtre. C'était là le seul secret afin d'avoir de une eau de qualité.

Ils finirent par trouver un terrain d'entente. Mirada confia le secret de la purification à Gomène. Il promit de repartir sur Risuria et laisser le peuple des Aqualiens en paix en emportant les plans nécessaires pour construire un engin semblable sur sa planète. Il remercia Galia de lui avoir ouvert les yeux.

Mirada ordonna à ses sujets de préparer un festin afin de fêter la fin des hostilités.

Voyant Gomène affaibli, Mirada demanda qu'on lui apporte le liquide fraîchement purifié. Celui-ci absorba cette boisson mais l'effet ne fut pas immédiat. Galia le regarda et eut pitié de lui, elle s'approcha, lui mit une main sur le c½ur et l'autre sur la tempe, quelques minutes.

Tous regardaient silencieusement. Galia retira ses mains et tranquillement Gomène reprit des forces. Quand il fut assez solide, Mirada et son commandant, firent visiter les équipements à tous.

Quelques heures plus tard, ils se réunirent autour d'un banquet. L'équipage du Gadonsia et celui de Gomène s'assemblèrent pour festoyer.

Mirada prit la parole

-Commandant Asarius, je vous remercie vous et votre équipe au nom de notre peuple. Grâce à votre sagesse et grande dévotion pour la fédération nous retrouvons la paix sur Aqualia. Commandant Gomène, je souhaite sincèrement que Risuria survive et que l'installation soit une réussite. Pour ce faire et pour montrer notre bonne volonté à poursuivre de bonnes relations entre nos deux peuples, une équipe d'ingénieurs viendra vous aider à construire le purificateur. Ainsi, l'eau sera plus vite décontaminée et votre planète pourra enfin retrouver la santé.

Tous se mirent à applaudir de satisfaction. Gomène remercia sincèrement son entourage et prit congé en s'excusant.

Le temps était venu de se dire au revoir. Mirada s'approcha d'Asarius et lui tendit la main.

-Commandant vous avez été à la hauteur de mes attentes. Méda, mon vieil ami m'avait promis que vous nous sortiriez de cette impasse. Je n'ai que des éloges à vous faire et j'en aviserai moi-même la fédération.

Asarius heureux, retourna à son vaisseau afin de faire son rapport à l'Amiral Méda. Et, il prit connaissance de sa nouvelle mission...


Copyright Sylvie Grenier - Asarius août 2004 - Tous droits réservés - Reproduction Interdite

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# Posted on Thursday, 11 June 2009 at 12:04 PM

Merci la vie!


Je marchais à l'épicerie pas particulièrement intéressé par mes achats de nourriture. Je n'avais pas faim. La récente perte de mon mari de 57 ans était encore trop vive. Cette épicerie renfermait de si beaux souvenirs.



Il venait souvent avec moi et presqu'à chaque fois, il s'éloignait faisant semblant de chercher autre chose. Je savais ce qu'il planifiait. Tout à coup, je l'apercevais marchant dans l'allée avec trois roses jaunes dans ses mains. Il savait que j'affectionnais tout particulièrement les roses jaunes.



Subitement, le c½ur rempli de chagrin, je voulais rapidement prendre les quelques items dont j'avais besoin et partir. Depuis qu'il n'était plus là, même faire l'épicerie devenait éprouvant.



Magasiner pour un prenait du temps... un peu plus qu'il n'en prenait pour deux! Debout devant le comptoir des viandes, je cherchais le petit steak parfait et me suis souvenu à quel point il aimait son steak.



Soudainement, une femme approcha tout près de moi. Elle était blonde, mince et jolie, et portait une robe verte. Je la regardais alors qu'elle prenait dans ses mains un gros paquet de T-bones, le déposa dans son panier... hésita et le remis dans le comptoir. Elle se tourna pour partir, mais décida de reprendre le paquet de steak. Elle s'aperçu alors que je la rega rdais, en souriant elle me dit : 'mon mari adore les T-bones, mais honnêtement, à ce prix, je ne suis plus certaine!'



Ravalant l'émotion, je rejoignis ses yeux bleus et lui dit : 'mon mari viens tout juste de mourir il y a huit jours. Achetez-lui les steaks! Et chérissez tous les moments que vous avez ensemble!



Elle secoua la tête. Lisant l'émotion dans ses yeux, elle reprit le paquet, le déposa dans son panier et parti.



Je me retournai et poussa mon panier jusqu'au comptoir des produits laitier. J'étais là me demandant quel format me procurer. Je décidai pour le demi-litre et ensuite poussa le panier vers l'allée de la crème glacée. S'il n'y avait rien d'autre, je pourrais toujours me préparer un cornet de crème glacée.



Je déposai la crème glacée dans mon panier et me dirigea vers l'allée menant aux caisses. J'ai vu en premier la robe verte, puis reconnu la jolie femme s'approchant vers moi. Dans ses bras elle portait un paquet. Son visage affichait un sourire magnifique. J'aurais juré avoir aperçu un halo tout autour de ses cheveux blonds.



Alors qu'elle s'approchait de moi, j'ai vu ce qu'elle tenait dans ses mains, et mes yeux ne purent s'empêcher de s'emplir d'eau. Ceci est pour vous me dit-elle, en me remettant trois belles roses jaunes dans les bras. Lorsque vous passerez à la caisse, ils sauront qu'elles ont déjà été payées. Elle se pencha et déposa un délicat baiser sur ma joue, et me sourit à nouveau. J'ai voulu lui expliquer ce qu'elle venait de faire, ce que les roses représentaient. Incapable de sortir un mot, je l'ai regardé s'éloigner les larmes brouillant ma vision...



J'ai contemplé les magnifiques roses nichées dans le papier vert les trouvant presque irréelles. Comment pouvait-elle savoir? Soudainement, la réponse m'apparu clairement. Je n'étais pas seule.



Oh, tu ne m'as pas oublié, n'est-ce pas? J'ai chuchoté, les larmes aux yeux. Il était encore ici avec moi et elle était son ange.



Tous les jours remercie ce que tu es et ce que tu as!



Quand le matin j'étreins ma couverture et proteste lorsque mon réveille-matin sonne.

Merci : Je peux entendre. Plusieurs sont sourds.



Lorsque je garde mes yeux fermés afin d'éviter la lumière du matin le plus longtemps possible.

Merci : je peux voir. Plusieurs sont aveugles.



Lorsque je m'emmitoufle dans mon lit retardant ainsi la levée de mon corps.

Merci : J'ai la force de me lever. Plusieurs sont alités.



Lorsque la première heure de ma journée est bousculée, bas perdus, rôties brûlées, que la zizanie est dans la maison et les enfants sont trop bruyants.

Merci : j'ai une famille. Plusieurs sont seuls.



Si pour le déjeuner la table ne ressemble en rien aux photos dans les magazines et que le menu n'est parfois pas équilibré.

Merci: Pour la nourriture que nous avons. Plusieurs ont faim.



Lorsque je trouve que la routine de mon travail est souvent monotone.

Merci : J'ai l'opportunité de travailler. Plusieurs n'ont pas de travail.



Même lorsque je bougonne et me plaint de mon sort de temps à autres et espère que mes moyens n'étaient pas si modestes.

Merci : Je suis en vie!





Passez ceci à tous vos amis et faites de ce monde un meilleur endroit.



Un ami est quelqu'un à qui on fait appel lorsque notre âme a besoin d'être soulevé...



Un ami est quelqu'un qui remplit notre vie de beauté, de joie et de bonté. L'amitié est un cadeau du ciel.





TU ES MON AMI !



Maintenant, envoie ceci à tous tes amis.


Merci Lorraine pour ce magnifique message à partager

# Posted on Monday, 16 March 2009 at 12:43 PM

Pensée du jour

La pensée du jour

Oublier le passé, vivre le moment présent et préparer l'avenir !
Il faut beaucoup d'entraînement pour maîtriser le temps...
qui passe à pas de géant.

Auteur inconnu

# Posted on Monday, 05 January 2009 at 1:37 PM

Bonne année

Je viens vous souhaiter une très bonne année, de la santé, de la joie, de la prospérité et beaucoup d'amour. Que la réalisation de vos souhaits les plus chers se réalise dans la mesure du possible.

avec tout mon Amitié

Angie xxx
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# Posted on Monday, 05 January 2009 at 1:36 PM

épisode 34 de Candy

# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:57 PM

Le vrai petit prince des collines

Première rencontre avec son prince
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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:42 PM

Candy

Ma série préférée, celle-là j'ai adoré je courais chaque samedi matin pour ne pas le manquer....quelle belle époque
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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:35 PM

Enregistrement d'époque goldorak partie 2/2

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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:31 PM

Enregistrement d'époque goldorak partie 1/2

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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:30 PM

Goldorak

Moi j'adorais Actarus....bizarre mais je le trouvais beau lollllllllllllll
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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 11:15 PM